Le MET appelle les universités à toutes jouer le jeu de l’innovation et de l’attractivité.
Valérie PECRESSE, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a tenu aujourd’hui lundi 13 septembre sa conférence de presse de rentrée. Il était notamment question de l’attractivité des universités françaises, des évolutions du premier cycle universitaire et de la réforme des STS.
Le MET (le mouvement des étudiants), attentif aux évolutions positives récentes de l’université française, constate depuis quelques années un réel changement d’état d’esprit du monde universitaire, qui va dans le bon sens : l’insertion professionnelle est devenue une priorité, la concurrence internationale n’est plus aussi taboue qu’avant, les partenariats avec les grandes écoles et les entreprises se multiplient, de réels projets innovants se mettent en place petit à petit.
La loi LRU (libertés et responsabilités des universités) de 2007 a permis d’accélérer ces changements, en offrant aux universités les outils nécessaires pour offrir aux étudiants un meilleur accueil, des enseignements mieux adaptés aux évolutions actuelles, ainsi qu’un accompagnement plus efficace tout au long des études et pour l’entrée sur le marché du travail.
Toutes les universités ne jouent pas le jeu
Malheureusement, force est de constater que tous les acteurs universitaires ne jouent pas le jeu de l’innovation et de l’attractivité, et que certaines universités prennent délibérément du retard, en bloquant toute initiative, cela au détriment des étudiants. Alors que certaines universités ont créé des fondations universitaires, permettant une augmentation de leur budget, ont mis en place des véritables BAIP (bureaux d’aide à l’insertion professionnelle), prévus par la loi LRU, ou entreprennent des politiques d’accueil audacieuses de chercheurs étrangers, d’autres ont du retard à l’allumage.
Si des universités comme Paris 2 Panthéon-Assas, Clermont 1 Auvergne, Toulouse 1 Capitole ou Aix-Marseille 3 Paul Cézanne par exemple sont à la pointe des innovations, beaucoup trop d’universités trainent encore du pied. C’est le cas notamment de Paris 4-Panthéon Sorbonne ou de Paris 8 Saint-Denis, dont les présidents sont plus prompts à battre le pavé pour contester les réformes qu’à s’entourer des meilleures équipes et des meilleurs partenaires pour améliorer la réussite de leurs étudiants et rendre leurs établissements attractifs.
Des initiatives modèle, qui doivent inspirer les autres
Le MET suggère aux universités qui manquent d’imagination de prendre exemple rapidement sur des initiatives modèle : l’embauche du prix Nobel de physique George Smoot par l’université Paris 7 – Diderot, ou la création de logements étudiants modulaires en containers par l’université du Havre, en partenariat avec la ville et le CROUS, sont deux exemples concrets qui doivent rapidement faire école.
Afin d’encourager les universités à aller de l’avant, et pour apporter aux étudiants toute l’information nécessaire, le MET appelle Valérie PECRESSE à casser les derniers tabous en donnant régulièrement un état des lieux détaillé de l’application de la loi LRU, université par université.
Boulogne, le 13 septembre 2010
